A l'origine de l’agrégation de données
27-08-2006

En France, les premiers travaux sur l'agrégation de données véhicule ont commencé en 2001 avec le projet e-bonus® aussi appelé « bonus dynamique ».

A cette époque, alors que beaucoup misaient sur les enregistreurs accidentologiques  (boîtes noires), la société ACT Concepts travaillait sur un système d’agrégation de données permettant d’évaluer les risques au volant.

 "Nous avons travaillé très tôt sur l’agrégation de données pour rassurer les automobilistes. Il faut dire qu’en 2002, le député de la Marne, Mr Bruno Bourg-Broc nous avait alerté sur le fait de bien prendre en considération les valeurs défendues par la CNIL."

Le chemin a été long et difficile pour démonter aux professionnels de la route que des données statistiques étaient suffisantes pour établir un profil conducteur. Mais depuis les décisions de la CNIL en décembre 2005, les choses ont fortement évolué. A l’époque où le besoin d’agréger les données apparaissait comme superflu, il demeure aujourd’hui inévitable pour respecter les libertés individuelles.

Le système e-bonus permet d'une manière très simple, de suivre à la fois les évolutions de comportement et de respecter la vie privée des automobilistes.

Ce dispositif embarqué s’appuie tout simplement sur un système de navigation incorporant une cartographique numérique du réseau routier. Cette cartographie associée à un GPS et une Horloge Temps Réel permet de déterminer un ensemble de variables (telles que la vitesse, le type de route, l’heure, etc.…) dont les valeurs sont agrégées en temps réels. Par ce moyen, il devient très facile de calculer des distributions statistiques telles que le type de routes empruntées ou encore la vitesse et l’accélération en fonction du type de routes sans qu'aucune donnée brute ne soit enregistrée ni transférée hors du boîtier.

Ce dernier point a, d'ailleurs, rassuré la CNIL lors de l’examen du projet en séance plénière du 6 juillet 2006.

  

 

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